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 REDUCTION DES RISQUES

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MessageSujet: REDUCTION DES RISQUES   Mar 7 Nov - 10:52

Réduction des risques


La politique de réduction des risques est l’ensemble des mesures mises en oeuvre pour prévenir les contaminations par les virus du sida et des hépatites mais également les problèmes et complications sanitaires et sociales découlant de l’usage et de la recherche de drogues, à savoir :
Les complications sanitaires liées à l’utilisation de la voie veineuse et à l’injection de produits, le tout dans de mauvaises conditions d’hygiène (abcès, overdose, septicémie). Les problèmes sociaux liés à l’isolement, l’errance et les différentes ruptures affectives, familiales et professionnelles qui caractérisent le parcours du toxicomane.
La partie la plus visible de cette politique de réduction des risques consiste très concrètement en un accès facilité aux seringues pour les usagers de drogues par voie intraveineuse, sur la base de trois constatations :
Le premier constat, c’est que lorsqu’ils en ont les moyens (accès aux seringues et aux messages de prévention), les usagers de drogues modifient leurs pratiques pour se prémunir des différents virus : de récentes enquêtes montrent que le partage des seringues diminue de manière significative et surtout que l’incidence du VIH est très faible chez les usagers qui ont commencé à se droguer après les mesures de libéralisation de la vente de seringues. En second lieu et contrairement à une idée reçue, l’accès facilité aux seringues n‘induit pas de nouveaux cas de toxicomanie : " la seringue ne fait pas le toxicomane ". L’accès au matériel d’injection stérile n’est pas contradictoire avec la prévention de la toxicomanie. Simplement, dès lors qu’un individu s’injecte de la drogue, l’objectif est de lui donner les moyens de se prémunir des contaminations. Enfin, l’expérience montre que la vente ou la distribution de seringues est également un moyen d’entrer en contact, de créer du lien, avec des usagers de drogues très marginalisés. Au-delà de la fourniture de matériel, un travail plus global de prévention, de soutien et d’orientation vers le dispositif de soins peut être effectué.
Avec la politique de réduction des risques, on accepte ainsi d’accompagner la dépendance des usagers de drogues qui ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas encore, sortir de la toxicomanie, pour mieux aller à leur rencontre, améliorer leur état de santé global et éviter notamment de nouvelles contaminations.
L’intention de soins n’est pas abandonnée, elle est adaptée : en allant au-devant des usagers de drogues les plus marginalisés, en se préoccupant simultanément de la prévention des contaminations (et bien souvent la distribution de matériel devient l’occasion pour créer du lien), de l’hygiène (conseils, douches, repos), de la santé (soin du corps, alimentation, orientations vers l’hôpital), des conditions de vie (logement), et des droits sociaux de ces personnes, les programmes participent d’une stratégie globale de prise en charge de toxicomanes ouvrant des opportunités de sortie ultérieure de la toxicomanie.
La réduction des risques pour les usagers de drogues permet également de réduire les nuisances pour l’ensemble de la population : avec l’accès aux moyens de prévention et à l’insertion, le toxicomane est en mesure d’avoir un comportement responsable qui se traduit par des rapports sexuels protégés, le retour des seringues une fois utilisées, le respect de l’environnement et surtout de la population. Ainsi, le fonctionnement des premiers programmes de prévention, leur bonne intégration dans les quartiers, le fort retour des seringues usagées montrent que les usagers de drogues peuvent devenir des agents actifs dans cette politique, responsables de leurs actes et d’eux-mêmes.
La politique de réduction des risques ou dommages est donc plus qu’une simple dispensation de matériel d’injection stérile. Elle consiste à accepter la dépendance des usagers de drogues afin de permettre, voire de provoquer, le contact avec ceux d’entre eux qui sont les plus marginalisés et les plus vulnérables, à l’écart de la prévention et du soin.
Elle s’est développée à partir de l’urgence de santé publique que constituait l’épidémie de sida.
Alors que la politique de réduction des risques s’est construite à partir du produit que constitue l’héroïne, et de son usage intraveineux, cette notion peut s’élargir à d’autres substances, d’autres modes de consommation et donc à d’autres types de consommateurs. Il convient en effet aujourd’hui, d’étendre la réduction des risques à toutes les personnes, dépendantes ou non, dont la consommation abusive entraîne des dommages de tous ordres.
La politique de réduction des risques n’a pas pour vocation de cautionner les pratiques toxicomaniaques, mais, pragmatique, elle tente de réaliser un équilibre fondé sur un impératif de prévention et une logique thérapeutique.
(extraits du dossier de presse de la MILDT du 23 mars 2000 : "Substances psychoactives, comment réduire les risques ?")





Le dispositif français de prévention en direction des usagers de drogues en milieux festifs
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La prévention au coeur même de la fête est multiforme car elle permet l’accès à : Un espace de repos Des bouchons d’oreille pour se protéger du bruit De l’eau pour éviter la déshydratation Des aliments énergétiques pour éviter l’hypoglycémie Des préservatifs Des seringues propres
L’objectif général est de permettre aux personnes fréquentant ce milieu d’accéder à un dispositif de prévention sur les lieux mêmes des événements festifs.
La présence sanitaire permet de soigner des blessures mais aussi d’accompagner les personnes présentant des troubles psychiatriques aigus sous produits (bad trip). Les situations d’urgence médicales restent rares, mais la présence des associations, telles que Médecins du Monde (Mission Rave), La Croix-Rouge, Techno Plus, le Tipi, Keep-Smiling, permet tout de même d’assurer les premiers soins et de contacter les pompiers ou le SAMU.
Elle facilite le contact direct avec les usagers de drogues, permettant ainsi aux acteurs de terrain de délivrer des messages et des brochures de prévention, notamment sur les maladies sexuellement transmissibles ou la conduite de véhicules.
Le dialogue avec les usagers permet également de délivrer des messages sur les risques liés à l’utilisation des drogues de synthèse : troubles du sommeil, de l’appétit, anxiété, crise d’angoisse, dépression sévère, hyperthermie, troubles intellectuels,…
(extraits du dossier de presse de la MILDT du 23 mars 2000 : "Substances psychoactives, comment réduire les risques ?")



Concrètement, comment réduire les risques ?
Comme avec la plupart des drogues, on ne sait jamais ce que l'on a entre les mains. La plupart des produits sont coupés avec d'autres qui sont parfois même plus dangereux que le produit désiré et qui ne contiennent aucun élément psychoactif. Même si les produits de coupe ne sont réellement dangereux, l'association de ces produits avec des drogues peut être dangereuse. C'est le même problème si tu mélanges des drogues (légales et illicites). Cela peut multiplier et aggraver les risques et au cas où tu aurais un problème, les secours pourraient avoir du mal à t'administrer un calmant qui soit approprié et surtout non dangereux (c'est-à-dire qui n'ait pas de mauvaises réactions à tous les produits que vous tu as consommé).

Si tu as des difficultés avec un produit, n'hésites surtout pas à appeler les secours : ils ne sont pas là pour te balancer aux flics, mais uniquement pour te soigner (et c'est déjà pas mal !).


10 précautions d'usage pour limiter les risques
Le meilleur moyen de réduire les risques est évidemment de ne rien prendre. Si tu consommes des drogues, voici quelques conseils pour limiter les quelques risques encourus :

Les risques liés à la consommation de drogues sont multipliés dans les cas de fragilités physique ou psychologique : troubles du rythme cardiaque, épilepsie, insuffisance rénale, troubles psychiatriques.
Il est important d'être accompagné de personnes de confiance afin de pouvoir parler en cas d'angoisses.
Evite d'associer la prise de drogue avec d'autres produits (même l'alcool).
Il est préférable de consommer les drogues par voie orale, évite les autres moyens d'usage. Evite de prendre plusieurs doses dans la même soirée. Les dosages des drogues des produits de coupe sont aléatoires. Les effets sont aussi différents d'un individu à un autre. Fractionne tes prises et espace les dans le temps.
Il est déconseillé d'avoir l'estomac plein car la digestion est fortement perturbée. Mais il est essentiel d'avoir mangé quelques heures avant de gober pour éviter à l'organisme de s'épuiser.
Porte des vêtements amples pour éviter les excès de température, évite les bonnets, casquettes, capuches
Il est très important de boire régulièrement de l'eau pour éviter la déshydratation et de manger des produits sucrés et vitaminés, pour éviter l'hypoglycémie.
Ne prends pas le volant (modification des perceptions visuelles) et n'entreprends pas d'activité à responsabilité.
Aucune drogue ne te protège pas d'une overdose, même si tu la gobe ou la sniff.
Sous l'effet de beaucoup d'autres drogues légales ou illicites, on peut avoir tendance à oublier lors de relations sexuelles, les précautions de "Safer-sex". Les drogues ne te protègent pas du Sida, ni des autres MST ! Alors n'oublie pas la capote...


"Le Sniffe propre"
Débouche correctement tes narines avec un mouchoir ou un pulvérisateur décongestionnant.
Ecrase méticuleusement le produit et tamise-le jusqu'à obtenir une poudre la plus fine possible : tu éviteras ainsi que des grains de poudre ne se forment et t'abîment les muqueuses.
Ne partage pas ta paille avec des amis. Certaines maladies peuvent se transmettre par ce moyen (en particulier l'Hépatite C...). Utilise ainsi une paille personnelle.
Rince toi le nez environ 10 minutes après avoir sniffé, avec de l'eau salée. Il faut irriguer tes muqueuses déshydratées. Une partie de la poudre reste coincée dans les poils du nez et irrite ainsi les muqueuses et peut provoquer saignements de nez, nécroses, perforation de la voie nasale... Attention, la gorge aussi subit l'action corrosive de la poudre. Il est très conseillé de se rincer la gorge par un gargarisme.
Si tu es sujet à de fréquents saignements de nez, il faut consulter rapidement un médecin.
Trop sniffer risque d'endommager ton odorat !
Le sniff ne te préserve pas des overdoses. Fait attention à toi

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